| Une carrière exemplaire |
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| Écrit par Administrator |
| Mercredi, 12 Janvier 2011 09:37 |
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Natif de Denain dans le Nord, Dominique Corroyer fera l’essentiel de sa carrière dans son club de cœur, L’USVA… L’histoire commence en 1982. Dominique, formé au Denain Athletique Football rejoint l’équipe phare de la région : Valenciennes. Avant-centre puissant (1,82, 79kg), il intègre rapidement l’équipe première : « En fait la progression a été très rapide puisqu’à 17 ans je jouais en professionnel. Le club connaissait alors des problèmes financiers et s’est par la force des choses appuyé sur les jeunes du cru. ».
Titulaire à la pointe de l’attaque, Doumé traverse 10 saisons en D2, dans l’enfer du nord, cotoyant les Daniel LECLERCQ et Jean-Pierre PAPIN « On est passés par tous les états. Au début, devant 500 spectateurs, avec beaucoup de jeunes, on a découvert la réalité du football. Il a fallu se battre. On a appris le métier en quelques sortes. C’était très différent de ce que peuvent vivre les jeunes pros d’aujourd’hui… Et puis, on a pris de la bouteille et on a fini sur deux bonnes saisons avec Georges Peyroche comme entraîneur. ». Petit à petit, il commence donc à se faire un nom et enchaine les bonnes saisons.
Recruté par Robert Herbin, il évolue sous les ordres de Christian Sarramagna. La légende des verts est lointaine, et le club court après son passé. Alors que l’équipe a une certaine qualité, les résultats ne suivent pas. Les verts frisent al relégation et Doumé enfile le costume du sauveur en fin de championnat, en mettant 3 buts lors des 3 dernières journées. « On l’a beaucoup critiqué à l’époque (NDL, Sarramagna) mais, pour moi, les mauvais résultats étaient plutôt dus à un manque de solidarité dans le groupe qu’à l’entraîneur. ». La seconde saison est beaucoup plus difficile pour lui. Victime d’une pubalgie qui l’éloigne des terrains d’octobre à mars, lorsqu’il revient le cœur n’y est plus. « J’ai essayé de finir la saison du mieux possible mais avec l’intention de partir ensuite. Pourtant, je me suis beaucoup plu dans la région. Mais je ne prenais plus de plaisir à partir à l’entraînement donc le moment était venu de tourner la page. »
Devenu entraineur des jeunes à Valenciennes, il ne reste qu’une saison avant de coacher Béthune pendant 3 ans « J’ai ensuite entraîné Béthune durant trois ans. Le club venait de descendre de CFA2 en DH, il y avait tout à reconstruire. Beaucoup de boulot mais une expérience très enrichissante sur le plan humain. Avec une équipe composée essentiellement de jeunes du club, nous avons réussi de bonnes choses en gagnant notamment la Coupe de la Ligue du Nord. Les problèmes financiers du club font que cette expérience à Béthune est dorénavant terminée. ». Après un passage à Marly, il entraine à la NES Boué Etreux depuis 2007. Parallèlement, en 2006, il ouvre des stages pour jeunes joueurs. |
| Mise à jour le Samedi, 14 Janvier 2012 09:23 |
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Ma carrière professionnelle




En 1990, le destin frappe à sa porte et St-Etienne le contacte. Ni une ni deux, Dominique saute sur l’occasion et découvre l’élite à 26 ans, avec tout ce que cela implique au niveau mentalité: « Suite à ces deux bonnes saisons j’ai effectivement eu plusieurs touches avec des clubs de D1. Mais quand l’ASSE m’a contacté, le choix était vite fait. En 1976 j’avais douze ans. Saint-Etienne c’est le club de ma jeunesse. Mon intégration dans le groupe a été bonne également. En revanche, j’ai été surpris par l’individualisme de certains joueurs. Venant de Valenciennes où le professionnalisme était plutôt un amateurisme amélioré, avec une ambiance familiale et beaucoup de solidarité, j’ai découvert un autre monde. Certains faisaient passer leurs intérêts avant ceux du collectif. ».
Le fils prodigue rentre alors à Valenciennes qui retrouve l’élite. « VA venait de monter en D1, c’était donc l’occasion pour moi de continuer à jouer à ce niveau. Malheureusement les choses avaient beaucoup changé. De nouveaux dirigeants avec des moyens financiers plus importants avaient fait venir des « noms », des joueurs avec un état d’esprit de mercenaires. Le départ de Francis Smerecki après seulement trois journées a scellé mon sort. Je n’ai plus joué que des bouts de match. Et puis en point d’orgue à cette situation sportive difficile est venue l’affaire OM-VA… ». Relégué sur le banc de touche, il ronge son frein toute la saison. L’année suivante avec l’affaire OM-VA, l’ambiance est morose.. et le club descend en National en fin d’exercice.
Nouvel exil, cette fois-ci à Rouen où à 30 ans il retrouve une 2ème jeunesse. Avec 30 buts en autant de match, il réussit pleinement sa saison et se relance « Sous la direction de Patrick Parizon, avec des joueurs comme Olivier Quint et Jean-Pierre Orts, on a fini au pied du podium ». Malheureusement, le club doit déposer le bilan. Alors qu’il a des touches en D2, il préfère rentrer à Valenciennes, en CFA… Arrivé comme attaquant, il fait quasiment toute la saison au poste de libéro. La 2ème année alors que le club est en liquidation judiciaire, Dominique prend alors le virage du banc de touche pour terminer la saison…